Photos plus intenses
Conseils

5 clés en composition pour faire des photos plus intenses

J’étais dégoûté…ça faisait une bonne heure que j’étais assis à mon bureau devant mon ordinateur. Plus d’une heure pour éditer UNE seule photo, j’en étais malade…J’avais beau recommencer, pas moyen d’y arriver. C’est seulement au bout d’une heure que j’ai compris pourquoi : j’avais foiré ma composition. Ma photo était nulle, plate, insipide, et surtout, elle ne faisait pas passer le message que je voulais. Le pire, c’est que je n’avais aucune chance de rattraper mon erreur.

 

La moralité de cette histoire, c’est que le fichier RAW que nous créons est comme une pierre précieuse à l’état brut. Ou pas. Si c’est une pierre précieuse, nous pourrons la polir et la tailler au post-traitement pour qu’elle soit une belle photo bien brillante dans son écrin. Par contre, si c’est du cristal de quartz, nous ne pourrons pas le transformer en diamant. Jamais.

 

Vous savez ce qui va faire une très bonne photo ? Une très bonne composition ! Vous avez certainement déjà lu pas mal de choses sur le sujet de la composition en photo. Et vous avez raison ! La composition, c’est ce qui va vous aider à créer des photos plus intenses. C’est un outil, redoutable, souvent l’arme fatale.

 

Vous voyez, la composition, c’est un art dans un art, et ça s’apprend. Tout le temps. Considérez-vous en formation continue, parce que vous ne cesserez jamais d’apprendre et de progresser. Plutôt cool, non ?
Allez, je vais vous expliquer comment je fais pour rendre mes photos plus intenses avec une composition aux petits oignons…

 

  1. J’utilise les lignes de fuite

 

Photos plus intenses
Photo Stef Kocyla

 

C’est une des premières choses que je recherche lorsque je prépare ma photo. Oui, je prépare ma photo. Mentalement. Non, je ne shoote pas frénétiquement en espérant faire 1 bon cliché sur 100. Je prends le temps. C’est certainement un vieux réflexe de l’époque de l’argentique, où le nombre de clichés était compté sur la pellicule.

 

Bref, je repère les lignes. Dans quel sens vont-elles ? Sont-elles verticales ? Horizontales ? Courbes ? Il n’y en a pas ?? Si si, il y en a, il faut juste exercer son œil pour les voir. Lorsque je regarde un paysage, les lignes directrices se détachent dans mon esprit. Comme si elles étaient en surbrillance dans le paysage. Ce n’est pas si facile à expliquer mais elles me sautent aux yeux.

 

Les lignes sont un facilitateur, ce sont elles qui vont aider à la lecture de la photo. Elles vont guider le regard vers un point d’intérêt, ou plusieurs, dans un seul objectif : celui de raconter une histoire. Faire passer un message, celui de l’artiste.

En fin de compte, le but du jeu c’est de réussir à faire converger ces lignes vers ce que l’on veut mettre en valeur. Les lignes doivent conduire le regard, et ce ne sont pas forcément des lignes droites.

 

  1. J’utilise la lumière

 

Photos plus intenses
Photo Stef Kocyla

 

La lumière doit être mon amie. Ma meilleure amie. Tout comme les lignes, elle va naturellement faciliter le travail du lecteur de la photo. La contrainte, c’est qu’en extérieur, nous n’avons aucun contrôle sur la lumière. On prend ce qu’on nous donne. Point barre. Alors il faut être malin, et patient.

 

Malin dans le sens opportuniste. Donc il faut se créer des opportunités pour tirer profit de la lumière. Ça commence par bien repérer les lieux avant, souvent à plusieurs reprises. Ça signifie se lever tôt et se coucher tard. Enfin, être patient, ça veut dire guetter la bonne fenêtre météo. Et être prêt quand il le faut. C’est parfois être sur place quand les conditions météo sont pourries en espérant un miracle. Être là au bon endroit au bon moment.

 

Lorsque je la tiens enfin, cette bonne lumière, je vais l’utiliser comme un Stabilo pour ma photo. Comme si je surlignais des éléments dans ma photo. C’est un outil sélectif puissant, qui indique immédiatement où doit se poser le regard.

 

  1. Je choisis avec soin l’avant-plan

 

Photos plus intenses
Photo Stef Kocyla

 

En photo de paysage, nous utilisons souvent un objectif grand-angle. Idéal pour saisir l’intégralité d’une scène. Seulement, le choix d’une telle distance focale impose souvent la nécessité d’intégrer un avant-plan qui donnera de la profondeur à la photo. Et de l’intensité.

 

Pour ça, il faut bien choisir son avant-plan. Pas question de prendre n’importe quoi, à la va-vite pour dire d’avoir quelque chose au premier plan. Réfléchir et composer, encore. Ce n’est pas toujours facile, parce qu’on n’a pas toujours sous la main de quoi faire un avant-plan qui déchire ! Mais quand même, on peut l’améliorer, l’embellir, le nettoyer. Utiliser les lignes…

Utiliser les lignes dans son avant-plan, voilà qui est ingénieux et créatif. 2 armes en une seule, ça c’est puissant !

 

  1. Je choisis le cadrage

 

Photos plus intenses
Photo Stef Kocyla

 

C’est un outil sélectif que j’utilise très souvent. Sélectionner ce que l’on veut mettre dans le cadre est un excellent moyen de rendre une photo plus intense. Je choisis les éléments qui vont créer le storytelling de la photo. Et j’exclue les autres.

 

En photographie de paysage, nous avons tendance à orienter l’appareil en mode paysage justement. C’est souvent une bonne chose. Mais parfois, orienter l’appareil en mode portrait peut changer l’aspect de la photo. Pour son bien. En ce qui me concerne, ce sont les lignes qui décident. Si la majorité des lignes sont verticales, alors j’aurai tendance à cadrer en mode portrait. L’idée, c’est de se servir de ce que nous donne la nature et d’en tirer profit.

 

Pour donner plus d’intensité à la photo, je me positionne souvent proche du sol, afin de mettre un peu plus l’avant-plan en valeur lorsqu’il est beau. Se rapprocher de ce dernier en choisissant un angle à son niveau va lui donner plus d’importance.

 

  1. Je choisis la distance focale

 

Photos plus intenses
18mm – Photo Stef Kocyla

 

 

Photos plus intenses
200mm – Photo Stef Kocyla

 

Mon compagnon de route, c’est un 16-35mm f/4. Note : j’utilise un boitier hybride full frame. Un grand-angle qui est nécessaire dans bien des situations, mais qui m’empêche de faire un certain type de photos : la photographie minimaliste par exemple.

 

Un téléobjectif en photographie de paysage, c’est comme un pointeur laser sur un tableau. On isole une petite partie de l’image, un détail qui va en fait résumer le tableau général d’une manière plus intense. Comme un concentré. Pas besoin de voir l’image entière, le détail que vous choisissez de montrer suggère le reste.

 

Cette manière de photographier n’est pas très courante en photographie de paysage. Moi-même, je l’utilise peu, à tort. Et puis, c’est un excellent exercice pour entraîner votre œil de photographe. Combien de fois ais-je regretté de ne pas avoir un bon gros zoom avec moi… !

 

CONCLUSION

 

Faire une photo avec plus d’intensité, c’est d’abord faire des choix. Le choix des lignes, de la lumière, du cadrage, de la composition. Le choix des bons ingrédients pour réussir la recette de la bonne photo. La qualité plutôt que la quantité. Enfin, comme je l’ai déjà dit plus haut, le post-traitement va permettre de peaufiner le travail, d’aller dans les détails pour créer une image exceptionnelle. Je vous donnerai mes techniques dans un prochain tuto.
Mais j’aimerais savoir…utilisez-vous ces techniques pour rendre vos photos plus intenses ? Vous en connaissez d’autres ? Partagez-les dans les commentaires, tout le monde pourra en profiter !

 

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  

Moi c’est Stef, j'ai toujours aimé faire de la photo, mais j’ai commencé sérieusement à en faire en 2015, à l’occasion d’un voyage au Canada. Voyager est mon autre passion : partir à l’aventure, sac à dos, en road-trip, dans les plus beaux coins de la planète, le plus souvent sauvages. Combiner les 2 était donc une évidence, je partage avec vous sur ce blog mes années d’expérience, afin de vous inspirer à partir pour l’aventure, appareil photo à la main.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *