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Post-traitement

Comment améliorer les couleurs de vos photos

 

Elle est utilisée depuis les temps immémoriaux, depuis que les mains des premiers hommes l’ont projetée sur les murs d’une grotte. Empreintes des premiers artistes.

La couleur.

Plus tard, sur le pinceau des premiers Maîtres, par un mélange de pigments sur une palette, elle s’est étalée sur les toiles en vagues, en points ou en traits.

Aujourd’hui devenue pixels, elle est numérique.

Ça vous arrive de vous dire que les couleurs de votre photo ne sont pas comme vous les avez vues en vrai ? C’est normal. Plus ternes, plus vives, plus claires, plus foncées…nous voulons souvent les modifier pour les rendre comme on le voudrait.

En photographie de paysage, la couleur peut faire toute la différence comme elle peut ruiner une image.

Pour mieux l’apprivoiser, il faut d’abord la comprendre. Connaître sa véritable nature pour la modifier à notre goût.

Pour la reconnaître, il faut commencer par la connaître. Pour cela, il faut exercer son œil à ses différentes nuances, cela demande de la pratique. Et des bons outils.

Alors au lieu de jouer les apprentis sorciers dans Lightroom ou Photoshop, vous pouvez aussi apprendre à les manier.

Depuis que j’ai intégré la théorie des couleurs, comme la gestion des couleurs, dans le process de mon post-traitement, je ne vois plus mes photos de la même manière.

Je vous explique pourquoi.

 

  1. Qu’est-ce que la couleur ?

 

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Photo Stef Kocyla

 

La couleur est complexe. Même si elle semble apparaître parfois par enchantement, avant d’être un art, elle est une science.

Oui, depuis la création de la première roue chromatique par Isaac Newton en 1666, les scientifiques ont tenté d’expliquer ce phénomène.

La couleur peut être abordée de différentes manières aussi. Pour comprendre la couleur, il faut d’abord comprendre la lumière. Après tout, la lumière, c’est ce que tous les photographes recherchent, n’est-ce pas… ?

Pour un physicien, la couleur est donc spectrale, c’est-à-dire qu’elle est issue de la décomposition du spectre de la lumière.

Vous savez, ce sont les couleurs de l’arc-en-ciel ? 7 couleurs du violet vers le rouge…mais qui en fait sont bien plus nombreuses…

C’est en réalité une transition continue de couleurs. Mais nous ne voyons que 6 couleurs dominantes : rouge, orange, jaune, vert, bleu et violet.

Alors pourquoi 7 ? Isaac Newton y a ajouté l’indigo pour faire coïncider leur nombre avec le chiffre 7, chiffre symbolique dans de notre culture.

Et cela correspond aussi aux notes de la gamme musicale.

Apprendre les couleurs, c’est comme apprendre le solfège.

J’aime les comparaisons et celle-ci est parfaite pour vous expliquer comment fonctionnent les couleurs.

Prenez une guitare. Lorsque vous pressez les cordes à certains endroits en même temps, et que vous grattez ces cordes, vous produisez des ondes sonores. Si vous associez certaines de ces notes de musique entre elles, vous pouvez créer un accord, harmonieux et agréable à écouter.

C’est la même chose avec les couleurs. Une couleur est comme une note de musique.

Une couleur est la perception que nous avons des différentes longueurs d’onde de la lumière, autrement dit, du spectre de la lumière.

Lorsque vous associez certaines couleurs entre elles, elles apparaissent harmonieuses et agréables à regarder ensemble.

Elles s’accordent bien ensemble. Vous venez de créer un accord visuel.

C’est justement le cœur de la théorie des couleurs.

 

  1. La théorie des couleurs

 

Elle explique comment nous percevons les couleurs, comment nous pouvons les recréer, comment nous pouvons les associer de manière harmonieuse et comment elles influencent nos comportements et nos émotions.

La théorie des couleurs est très utilisée dans les arts graphiques et dans le design, mais peu en photographie.

Pourquoi, en tant que photographe, vous devriez vous y intéresser ?

Parce que choisir les bonnes couleurs pour vos photos peut vous aider à véhiculer un message efficacement, elle peut aussi vous guider pour créer une belle harmonie dans vos paysages.

Vous vous souvenez lorsque vous étiez à l’école primaire, à la rentrée scolaire lorsque vous receviez une nouvelle boite de crayons de couleurs ?

Tous alignés, parfaitement taillés et ordonnés harmonieusement ? J’adorais les regarder…

Cette déclinaison de couleurs, nous la retrouvons dans la roue chromatique.

Traditionnellement, en peinture, elle est constituée de trois couleurs primaires (rouge, jaune, bleu), de trois couleurs secondaires (crées à partir des couleurs primaires – orange, violet, vert) et de six couleurs tertiaires (créées à partir des couleurs primaires et secondaires – rouge orangé, jaune orangé, jaune-vert, bleu-vert, bleu-violacé, rouge-violacé).

Si vous tracez une ligne qui sépare la roue en deux, vous avez les couleurs froides d’un côté, et les couleurs chaudes de l’autre.

En photographie numérique, les couleurs primaires utilisées ne sont pas les mêmes qu’en peinture. Parce que le processus de création des couleurs n’est pas le même.

La photographie numérique utilise des pixels pour reconstituer les couleurs. Chaque pixel du capteur possède un filtre Rouge, deux Verts et un Bleu.

Le fameux RVB ou RGB en anglais (Red, Green, Blue).

 

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C’est ce que l’on appelle un modèle colorimétrique.

Cette technologie est directement inspirée de l’œil humain, qui fonctionne de la même manière. Nous avons sur notre rétine des cellules sensibles à la lumière en quantité (la clarté) grâce aux bâtonnets et en qualité (les couleurs) grâce aux cônes.

Détail intéressant : l’œil a une plus grande sensibilité dans les tons verts. Voilà pourquoi nous avons deux filtres verts pour un rouge et un bleu sur chaque pixel de notre capteur, mais aussi de notre écran de télévision, d’ordinateur, de téléphone…

Pour créer les autres couleurs, le rouge, le vert et le bleu s’additionnent dans certaines proportions : c’est la synthèse additive.

 

  1. La gestion des couleurs

 

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Photo Fancycrave

 

Vous l’avez surement déjà remarqué : la photo que vous avez posté sur Instagram n’a pas les mêmes couleurs sur votre écran d’ordinateur que sur votre téléphone ou encore une fois que vous l’avez imprimée.

Ce n’est pas étonnant. Chaque écran interprète les couleurs selon ses caractéristiques techniques et ses composants électroniques.

Et ça se complique encore lorsque vous imprimez vos photos. L’imprimerie utilise un autre modèle colorimétrique, appelé CMJN (Cyan, Magenta, Jaune pour les couleurs primaires et Noir), qui est une synthèse soustractive.

Là où je veux en venir, c’est qu’en photographie, la gestion des couleurs devient cruciale à un certain niveau (l’impression des photos) et à un certain degré d’exigence. Le principe est de s’assurer que les couleurs de nos photos soient constantes de la prise de vue à l’impression.

Si nous laissons chaque périphérique interpréter les couleurs à notre place, nous arriverons vite à certaines limites. Nos limites.

Oui, parce que l’interprétation de l’écran est une chose, mais ce que vous voyez à l’écran en est une autre.

Autrement dit, vous ne pouvez pas faire confiance à votre œil.

Votre œil n’est pas suffisamment entraîné pour enregistrer les écarts colorimétriques. Votre cerveau corrige les dominantes de couleurs en quelques minutes et rétablit ce qu’il croit être naturel.

C’est ce qu’on appelle « la constance des couleurs ».

D’où l’importance de retranscrire les couleurs conformément à la vision humaine tout au long de la chaine graphique à l’aide d’appareils calibrés dans le même espace de couleurs.

En effet, l’œil humain distingue beaucoup plus de couleurs que ne peut en enregistrer ou en retranscrire un appareil numérique.

L’ensemble des couleurs perceptibles par notre œil est représenté par l’espace colorimétrique CIE-LAB 1976.

À l’intérieur de cet ensemble, se trouvent d’autres espaces colorimétriques, plus restreints – tels que le sRGB et le Adobe RGB – les espaces de couleurs (ou Gamut) utilisés par nos écrans.

 

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En bref, l’espace de couleur sRGB est le plus courant dans les écrans « grand public » (lorsqu’ils sont étalonnés) et l’espace de couleur Adobe RGB est utilisé par les écrans professionnels « arts graphiques » car ils couvrent un gamut plus étendu (wide gamut), en particulier toutes les couleurs reproductibles par une presse d’imprimerie.

Pour un photographe de paysage soucieux de donner le meilleur aspect à ses photos à l’impression avec le rendu le plus fidèle des couleurs, l’idéal est d’utiliser des appareils dont le gamut couvre l’Adobe RGB.

Pourquoi ? Parce que l’espace Adobe RGB contient plus de nuances de couleurs dans les verts que l’espace de couleurs sRGB. Et le vert, dans la nature, c’est la couleur la plus présente…

Par contre, cela ne sera pas utile si les photos sont destinées uniquement à être publiées sur le web. L’utilisation d’un appareil couvrant l’espace sRGB sera suffisant.

Depuis que j’utilise un écran pour photographes professionnels, le BenQ SW271 – je vous invite à lire ou à relire mon article à ce sujet – je vois les véritables couleurs de mes photos à présent.

L’avantage d’un tel écran, c’est qu’il me permet aussi de travailler uniquement dans l’espace sRGB si je le souhaite, ce que je fais pour mes publications sur internet.

À chaque fois que nous prenons une photo, nous nous trouvons devant des choix en ce qui concerne le post-traitement des couleurs.

Heureusement, pour nous y aider, il existe un outil très utile : Adobe Color.

 

  1. La palette de couleurs

 

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Photo Karolina Badzmierowska

 

En photographie de paysage, nous considérons que les couleurs que nous voyons sont la réalité. Nous pensons que les couleurs de la nature sont harmonieuses entre elles dans leur ensemble parce qu’elles sont le fruit d’un processus naturel.

D’ailleurs, la palette des couleurs inspirée par la nature est souvent utilisée par les graphistes à des fins marketing.

Mais qu’est-ce qu’une une palette de couleur ? Comment la composer ?

Le terme « palette » désigne aussi bien l’accessoire dont se sert l’artiste peintre pour étaler ses couleurs et faire ses mélanges, qu’un nuancier virtuel de différentes teintes.

Bien évidemment, je parlerai de la seconde palette ici, même si les analogies avec la peinture seront fréquentes.

Pour la créer, il faut utiliser les couleurs qui fonctionnent bien entre elles.

Et la Nature nous aide beaucoup dans nos choix.

Néanmoins, il arrive souvent que pour des raisons de goûts ou de sensibilités propres à chacun, nous ayons envie de modifier ces couleurs.

Alors que dans d’autres domaines artistiques, comme la peinture de paysage par exemple, il est tout à fait accepté que les couleurs soient modifiées de manière assez importante, ce n’est pas le cas en photographie de paysage.

Modifier à outrance les couleurs d’une photo de paysage reviendrait à nier la réalité qui a été prise en photo.

Nous devons donc garder cela à l’esprit lorsqu’il s’agit de modifier les couleurs au post-traitement. Et pour trouver les bonnes combinaisons de couleurs, il existe la roue chromatique.

Personnellement, j’utilise celle d’Adobe, très pratique.

Le but de s’en servir est de trouver des schémas harmonieux de couleurs – rappelez-vous la théorie des couleurs – mais aussi de se rendre compte quand nous avons été trop loin dans la modification des couleurs. Elle joue le rôle de garde-fou.

Voici les modèles d’harmonie de couleurs les plus courants :

  • Couleurs analogues : c’est l’association d’une couleur dominante avec au moins deux couleurs qui lui sont adjacente.

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  • Couleurs triadiques : ce sont des couleurs qui sont séparées à intervalles réguliers sur la roue chromatique

 

  • Couleurs complémentaires adjacentes : c’est une couleur avec deux couleurs analogues à sa couleur complémentaire.

 

  • Couleur monochromatique : c’est une couleur avec ses nuances claires ou foncées.

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  • Couleurs complémentaires doubles : ce sont deux couples de couleurs complémentaires.

 

  • Couleurs dyadiques : même principe que les couleurs triadiques mais appliqué à deux couleurs.

 

  • Couleurs complémentaires : ce sont des couleurs opposées sur la roue chromatique

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En photographie de paysage, il ne s’agit pas tant de trouver les couleurs qui s’accordent bien ensemble mais plus de réussir à les sublimer ou à les décliner en d’autres nuances.

C’est là que la roue chromatique d’Adobe me vient en aide.

Ce que j’aime, c’est la possibilité de télécharger une de mes photos et le logiciel va automatiquement identifier les couleurs dominantes et créer la palette des couleurs de mon image.

À partir de là, je peux chercher différentes associations, et agir sur elles à l’aide des outils de Lightroom.

Je vous invite à regarder la vidéo complémentaire à cet article à ce sujet, j’y détaille mon process de post-traitement des couleurs dans mes photos.

 

  1. Les goûts et les couleurs

 

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Photo Stef Kocyla

 

Connaître les couleurs, c’est aussi connaître leur signification.

Pourquoi est-ce important en photographie ?

Je vous ai déjà parlé du storytelling dans cet article : peut-on créer une histoire derrière une image ? Les couleurs vont vous y aider.

Les couleurs influencent les individus. Elles influencent nos comportements, nos émotions, nos humeurs, de manière subtile et souvent inconsciente.

Comprendre ce qu’est une couleur et la théorie des couleurs vous permettra de les manipuler et de les combiner de manière harmonieuse entre elles.

Comprendre leur signification vous permettra d’améliorer la portée du message de votre photo.

Le choix des couleurs est donc non seulement un processus créatif, mais c’est aussi une science.

La psychologie des couleurs.

Vous comprenez maintenant pourquoi le choix de certaines couleurs en photographie (comme dans d’autres domaines comme le marketing ou les arts graphiques) n’est pas anodin.

Le rouge évoque la passion, la colère, le danger, l’interdiction…

Le vert suggère la nature, la croissance, l’équilibre…

Le bleu fait penser à la connaissance, à la sécurité, à l’avenir, à la confiance…

Je pense que les couleurs jouent un grand rôle dans le storytelling.

Cependant, lorsque je prends la photo, je ne me laisse pas trop distraire par les couleurs qui m’entourent. Je sais que je pourrai leur donner potentiellement un autre aspect au post-traitement.

Une fois devant mon ordinateur, je me pose plusieurs questions comme « quel message, quelle émotion je veux faire passer à travers les couleurs ? » et « en quoi les couleurs que je choisi influencent-elles la composition et l’atmosphère de la photo ? »

Employer les mauvaises couleurs peut briser l’harmonie visuelle d’une photo et distraire le lecteur du message ou de l’émotion qu’elle est sensée véhiculer.

Au fil du temps, avec la pratique, je me suis aperçu que j’utilisais souvent la même palette de couleurs.

Je n’échappe pas à la règle, les couleurs m’influencent et je suis naturellement attiré vers certaines couleurs et moins vers d’autres.

Cette palette reflète une partie de ma personnalité.

Comme une partie de moi dans chacune de mes photos.

 

Conclusion

 

L’influence des couleurs est subtile. Mais elle est réelle.

Certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres, elles possèdent une acuité visuelle qui leur permet de distinguer davantage de nuances de couleurs que la plupart des individus.

L’influence des couleurs est subjective car une couleur peut produire des émotions et transmettre des messages différents selon l’expérience ou la culture des personnes.

Le but de cet article n’est pas de vous faire changer votre manière de retoucher vos photos, mais plutôt de vous faire prendre conscience de l’importance de la théorie des couleurs dans votre travail.

Au passage, elle peut vous éviter de faire certaines erreurs d’accords, voire vous permettre d’améliorer votre storytelling.

D’ailleurs, j’aimerais connaître vos goûts en matière de couleurs. Y êtes-vous sensibles, et si oui quelles couleurs vous attirent et composent votre palette ?

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5 Comments

  • Olivier

    Hello Stef,

    Merci pour ces explications autant techniques qu’artistiques (et même historiques!).
    Il me reste à prendre un peu de temps pour regarder la vidéo ce soir.
    Perso, je suis assez sensible au bleu et au orange. J’ai plus de mal avec le jaune, même si ça joue pas mal sur l’impression de luminosité de façon positive sur certaines photos, sur d’autres ça donne un aspect que je n’apprécie pas trop.

    A++

    • Stef Kocyla

      Salut Olivier !
      oui, j’adore l’Histoire, cela nous aide à avoir des repères et c’est toujours intéressant de connaître les évolutions d’une chose ou d’une pensée. J’ai préféré faire une vidéo complémentaire pour expliquer les outils dans Lightroom, c’est plus pratique ! Moi aussi j’aime beaucoup le bleu et toutes ses nuances, mais elle n’est pas toujours facile à travailler…
      Merci de ta visite et à bientôt !

  • gobois64

    Bonjour Stef
    bravo pour cette somme de connaissances que tu partages avec nous, c’est fort instructif et je dois avouer que j’ai appris et découvert beaucoup de choses grâce à ton article. Dans ma bibliothèque j’ai le livre de Mante “Composition et couleur en photographie” j’y avais découvert un thème que je n’avais perçu dans son intégrité mais son livre est d’un abord assez difficile (pour moi) et la semaine dernière j’ai commande (pas encore reçu) le livre de Bryan Peterson (que j’aime beaucoup) ” Jouer avec la couleur en photographie”. Donc ton article complètera mes livres et je pourrai un peu plus réfléchir à cette thématique avant de déclencher la prochaine fois 🙂
    Personnellement j’aime bien les images contrastées surtout en N&B et la couleur jaune.
    Bonne continuation !

    • Stef Kocyla

      Bonjour Gérard !
      Merci beaucoup, cela n’a pas été facile de condenser ce que je voulais dire sur le thème des couleurs en photographie, j’ai essayé d’être clair et d’être synthétique. +Je sais que je pourrai à l’avenir approfondir certains sujets dans des articles spécifiques parce que lorsqu’on commence à faire attention aux couleurs dans ses photos, on peut vite avoir envie de tout connaître ! D’ailleurs, je ne connaissais pas Bryan Peterson – merci du partage, je suis sûr que cela intéressera plus d’un lecteur ! Ah les contrastes, moi aussi je les aime bien, et je sais que tu fais de superbes photos en n&b !
      Merci de ta visite et à bientôt !

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