Marine Bertoli
Interviews

Les séries photographiques de Marine Bertoli

Le mois dernier, c’est Mathieu Rivrin qui nous a parlé de lui et emmené dans ses aventures bretonnes. Aujourd’hui, c’est au tour de Marine Bertoli de nous faire découvrir son univers…

Bonjour Marine, et merci d’avoir accepté cette interview. Pour commencer, pourrais-tu te présenter rapidement ?

 

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

Je m’appelle Marine Bertoli, j’ai 33 ans et je suis originaire de Val d’Isère en Savoie, mon envie de photographier les montagnes me vient certainement de là…

On est une famille d’architectes, et j’ai fini par tomber dedans moi aussi. Mais après avoir résisté pendant longtemps 🙂 Je me rappelle affirmer à mon grand-père architecte que je ne passerai jamais ma vie derrière une table à dessin…

 

 

Même si le dessin a toujours fait partie de ma vie. J’avais un besoin frénétique de dessiner. Des paysages imaginaires, des maisons par centaines et des vêtements. Je ne faisait pas mes devoirs après les cours, je préférais passer des heures à dessiner, ça m’a valu beaucoup de très mauvaises notes 🙂

L’architecture m’a rattrapée pendant mes études d’histoire et je suis partie en Suisse, à Lausanne pour une partie de mes études d’architecture et Bordeaux pour la fin. Je n’ai finalement pas échappé à la lignée familiale 🙂

Pour l’instant, je shoote avec un Nikon D750, que j’adore pour sa réactivité et sa qualité d’image avec mes deux objectifs Tamron 24-70 et 100-400.

Pour de la photographie de paysage et de voyage, ça me suffit parfaitement. J’ai un trépied mais que j’utilise très peu. Pour quelques séries que j’espère commencer bientôt et qui traiteront d’architecture minimaliste, il va falloir que je complète mes objectifs par un grand angle.

Pour tout ce qui concerne la post production, je travaille sur Lightroom d’abord, puis je termine sur Affinity Photo, un logiciel que j’adore et qui remplace très bien Photoshop.

1. Pourrais-tu nous résumer ton parcours jusqu’à présent ?

 

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

Pour moi la photographie est intimement liée à l’architecture.

Elle m’est apparue comme un moyen d’expression supplémentaire lors de mes études à Lausanne. D’un coup j’ai pu matérialiser ce que mes yeux voyaient, ou plutôt la façon dont je me représentait la réalité et mettre ces images au service de mes projets d’architecture.

Petit à petit, la photographie a pris une place de plus en plus importante dans ma vie, plus même que l’architecture qui est pourtant une véritable passion pour moi.

J’ai monté mon agence d’archi avec mon ami juste après les études, les projets se succédaient et l’avenir semblait tout tracé. Mais je sentais monter un mal-être en moi, de la frustration et de la déception par rapport à la pratique de ce métier.

J’aime imaginer des possibles, créer, dessiner, lancer des idées, ne pas les réaliser, en pousser certaines le plus loin possible, sauter d’une utopie à l’autre… J’ai trouvé tout ça dans les études, pas dans la pratique du métier. Seule la photographie m’apportait encore cette liberté d’imaginer et de créer dans un quotidien qui me pesait de plus en plus.

Pour autant, jusqu’en 2016, je ne me suis jamais imaginé lui donner plus de place qu’une passion à laquelle on s’adonne le week end ou les vacances.

La mort brutale d’un de mes frères m’a fait prendre conscience que je ne voulais pas continuer ce métier aveuglément. Pour la première fois je ressentais vraiment à quel point la vie peut être courte.

J’ai donc progressivement arrêté mes projets en cours et basculé dans la photographie d’art à mon compte.

Je cherche pour l’instant à améliorer mon regard sur le paysage, en fonctionnant à partir de concepts (comme en architecture) qui déroulent des séries photographiques à partir d’un thème central, intellectuel ou graphique.

J’ai photographié ma première série en Grèce, sur l’île de Milos, autour du thème de la dualité.

Un exercice qui m’a rappelé les études d’archi et le plaisir éprouvé à avoir d’un coup la sensation de « tenir quelque chose ».

C’est ce vers quoi j’aspire, créer des séries qui donnent à voir le paysage à travers un angle de vue bien précis, toujours dans une esthétique minimaliste.

 

2. En quoi la photographie est-elle spéciale pour toi ? Pourrais-tu décrire ce que tu ressens lorsque tu fais de la photo ?

 

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

Aujourd’hui j’ai fini par associer la photographie à mon frère décédé, je pense à lui quasiment à chaque session, c’est un peu comme si je pouvais l’emmener avec moi et lui montrer tous ces paysages incroyables qu’il n’a pas eu le temps de voir.

J’y tiens énormément. C’est des moments parfois difficiles mais de plus en plus souvent doux avec le temps qui passe.

Je retrouve le plaisir de composer quelque chose qui n’appartient qu’à moi, je scrute le paysage à la recherche d’un rectangle qui m’accroche l’œil et j’imagine le résultat que je vais vouloir en tirer à la postproduction.

Je vois les paysages à travers des cadres.

Ces cadres me font toujours voir ces paysages, non pas dans leur ensemble, mais dans une succession d’extraits, qui mis bout à bout, vont recréer l’image que je me suis faite du paysage à grande échelle.

C’est une interprétation, je ne cherche pas à retranscrire la réalité, qui ne m’intéresse pas tellement.

Je me mets dans ma bulle et le temps file à toute vitesse. Je peux rester des heures à shooter sans sentir le dos qui fait mal à force de tenir le téléobjectif en l’air, la sangle qui commence à irriter la peau, la soif qui tiraille…

D’ailleurs en parlant de la soif, je suis très mauvaise en organisation, j’oublie toujours quelque chose, le trépied, le filtre, la bouteille d’eau, la crème solaire… Je me retrouve parfois avec un seul objectif, jamais le bon, du coup je me dis que je vais me faire un petit challenge personnel et shooter au téléobjectif un endroit qui aurait eu bien besoin du 24mm.

Je suis toujours un peu frustrée après un shooting, j’aimerais toujours avoir plus de temps sur place. Difficile à concilier avec les impératifs financiers d’un voyage à l’étranger. D’autant plus que je pars toujours accompagnée. Du coup, j’ai cette peur que l’autre s’ennuie, alors je me dépêche. Pas très bon pour réaliser une série parfaite.

Un jour j’aimerais partir seule ou me réserver des moments de shooting complètement seule en voyage.

 

3. Tu habites à Bordeaux, quels sont les paysages de cette région que tu préfères ? Quels sont tes 3 endroits préférés ?

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

J’adore photographier l’océan, ce vide immense qui se rempli de couleurs au coucher du soleil.

On a beaucoup de chance en habitant à Bordeaux, l’océan n’est pas loin, on peut y aller juste passer la soirée après la journée de travail. L’hiver c’est le moment que je préfère, j’ai la plage pour moi toute seule ! Et les couleurs sont un plus subtiles que l’été, bien moins saturées, ce qui convient mieux à mon style. La forêt de pins des Landes est aussi sublime, surtout quand les genêts sont en fleurs au printemps et à l’automne quand les bruyères fleurissent.

Difficile de choisir trois lieux 😉

Mais je dirais d’abord Le Wharf de la Salie, une super structure qui s’avance dans l’océan sur 300m et qui permet d’avoir un point de vue incroyable sur les vagues et la côte. Comme cette construction rejette dans l’océan les eaux usées du bassin d’Arcachon, il n’y a jamais foule l’été, contrairement à toutes les autres plages du coin. Par contre il n’est pas vraiment conseillé de s’y baigner 🙂

J’ai beaucoup aimé le parc ornithologique du Teich, les oiseaux ne m’intéressent pas mais le paysage est superbe, surtout tôt le matin l’hiver, quand la brume de chaleur se forme au-dessus de l’eau qui reste plus chaude que l’air. Le soleil rend ces paysages de marais complètement dorés. Une atmosphère superbe !

Le troisième lieu serait le courant d’Huchet, un cours d’eau qui serpente dans la forêt et qui se jette ensuite dans l’océan à travers les dunes.

Il y a encore plein d’endroits que je ne connais pas assez, comme les lacs océans (des grands lacs qui se trouvent derrière les dunes) et les paysages des vignes autour de Bordeaux. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est toujours les paysages autour de chez moi que je connais le moins bien. Sûrement parce que je me dis que j’ai tout le temps de les découvrir, et au final je ne le fais jamais, je préfère partir à l’étranger.

 

4. Tu es architecte aussi, est-ce que ta formation t’aide dans la pratique de la photographie ?

 

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

Je pense même que ma formation d’architecte a conditionné ma façon de photographier.

En architecture, j’ai toujours pensé l’espace comme des cadrages sur quelque chose, un paysage, une lumière, une composition spatiale… Je pensais déjà les choses comme des extraits issus d’un concept global.

Quand je réfléchis à une série, je pars d’un concept et je déroule des extraits.

A mes yeux, la photographie et l’architecture découlent d’un même processus créatif. Je fonctionne de la même manière pour les deux disciplines.

Je suis très heureuse d’être passée par l’architecture, qui a développé en moi cette façon de penser et de créer.

Pour moi, tout doit partir d’un concept. Sinon il manque quelque chose, un sens à la photographie, qui resterait isolée et superficielle.

Quand je compose une photographie, c’est comme quand je traçais des lignes pour composer un espace, il y a un moment où je sens que c’est harmonieux, et je peux prendre la photo.

Souvent d’ailleurs je n’appuie jamais sur le bouton. Il y a quelque chose qui me retient, la photographie n’en vaudrait pas la peine, elle n’aurait pas ce petit quelque chose en plus.

Ce sentiment de certitude est difficile à expliquer, il m’a fallu toute la première année d’étude d’archi pour le comprendre de manière intuitive. Entre nous on n’arrivait pas à trouver les mots justes pour exprimer ce sentiment, on disait avoir un concept, mais cela englobait quelque chose de plus vaste qu’une simple idée.

Cette connaissance je la dois clairement à l’architecture et cela m’aide énormément pour progresser dans la photographie.

 

5. Tu aimes photographier des paysages très simples dans leurs compositions, d’où te vient ce goût pour le minimalisme ?

 

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

J’en reviens toujours à l’architecture…

En deuxième année j’ai compris qu’il est beaucoup plus difficile d’épurer un projet que l’inverse. J’ai découvert les maîtres du minimalisme en architecture et en art, Donald Judd, John Pawson, Luis Barragan, Norm Architects pour ne citer qu’eux et en photographie Luca Tombolini, Rich Stapleton, Vincent Munier… qui ont marqué mon développement intellectuel.

Cela m’a influencé dans ma pratique de la photographie, je cherche toujours des compositions les plus épurées possibles, dont on saisi immédiatement le sujet principal.

Au fil des années j’y arrive de mieux en mieux, mais j’ai encore beaucoup de chemin à faire !

 

6. Quel a été ton meilleur souvenir de photographe ?

 

Il y a eu plein de moments incroyables, mais sur l’île de Milos, on a eu la chance de tomber sur un endroit qui m’a fait complètement changer de série photo.

J’étais allée sur cette île pour réaliser une série (que je compte bien sortir un jour) sur le rapport entre les courbes de la Vénus de Milo retrouvée sur l’île et les ondulations blanches du site de Sarakiniko.

Une fois les photos prises, nous partons à la découverte de l’île, qui va s’avérer être une île aux roches multicolores incroyables. Un soir, nous nous sommes un peu perdues sur les chemins du centre, impossible de retrouver la route pour rentrer chez nous.

On s’est retrouvées brusquement en plein milieu d’infrastructures industrielles gigantesques, bien loin de l’image paradisiaque des plages colorées et des falaises immaculées qui font la renommée de Milos.

D’un coup nous sommes tombées sur une immense mine à ciel ouvert, on y voyait presque plus rien, mais on s’est arrêtées pour regarder le ballet des camions chargés de minerais qui fonçaient sur les petits chemins couverts de poussière.

On distinguait les couleurs des roches, qui faisaient écho à celles qu’on pouvait voir sur les plages.

A ce moment-là, j’ai eu cette certitude que la série à réaliser en priorité sur Milos était celle qui parlerait de cette dualité entre les couleurs du paysage naturel et celles du paysage humain, entre nature et culture.

J’étais tellement heureuse d’être tombée sur cette mine ! J’ai passé les deux jours suivants à shooter la mine (on a trouvé une petite route sans grillage sinon je n’aurais pas pu y accéder) et les plages colorées, dont une totalement improbable à côté d’une gigantesque usine de minerais où l’on était seules au monde.

Cette série n’était pas prévue du tout et c’est ce que j’adore dans la photographie de voyage, l’imprévu qui peut tout bouleverser.

 

7. Tu communiques aussi via les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram, que penses-tu de leur rôle dans notre société actuelle ? Dans quelle mesure ont-ils leur intérêt et pas l’inverse ?

 

Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont une importance incroyable dans nos sociétés. Mais cela peut être à double tranchant.

Pour moi, les réseaux sociaux sont un espace de créativité infini, j’ai découvert tellement de personnes talentueuses, notamment sur Instagram et Behance. On peut s’inspirer de tout, tout le temps, c’est magnifique !

Mais depuis un an ou deux, je trouve que les images se standardisent beaucoup, et que le rythme de publication d’images s’accélère, à cause des algorithmes qui déterminent notre engagement et notre visibilité sur les réseaux, mais aussi sûrement parce les personnes qui nous suivent ont cette envie de découvrir toujours plus de choses.

Cela peut être éprouvant comme rythme. Je sais maintenant que j’oscille entre phases de présence importante et phase de retrait, parce que je n’arrive pas à garder une implication constante tous les jours.

La vie « réelle » reprends ses droits régulièrement et c’est une bonne chose, qui me permet d’équilibrer mon rapport aux réseaux, surtout Instagram.

 

8. Parmi toutes tes photos, quelle est celle que tu préfères, et pourquoi ?

 

Marine Bertoli
Photo Marine Bertoli

 

Il y en a une qui me touche plus particulièrement, c’est une de celles prises à Milos pour la série Duality.

On était tombées par hasard sur cette immense plage à côté d’une usine de traitement des minerais et on allait d’étonnement en étonnement. A chaque nouvelle découverte après un tournant de falaise, on se disait, c’est bon là on pourra pas faire plus beau. Mais ça continuait, encore et encore.

On était pressées par le temps car on devait prendre le bateau pour une autre île et nous n’avons jamais pu faire la plage dans sa totalité.

Cette photo est la dernière que j’ai pu prendre le long de cette plage incroyable et elle a un goût d’inachevé. Quand je la regarde, je me demande ce qu’on aurait découvert après et que je n’ai pas pu photographier…

Un jour j’y retournerai !

 

9. Quelles sont tes inspirations ? Cela peut être d’autres photographes bien sûr, mais il y a peut-être d’autres domaines qui t’inspirent ? Pourrais-tu nous en donner au moins 3 ?

 

Pour compléter les noms cités plus je voudrais parler de la photographie lifestyle.

J’aime beaucoup regarder ce que font les photographes dans ce domaine. Je ne suis pas très douée pour ce type de photographie mais que j’aimerais maîtriser un peu plus ce genre de clichés. Les photographies sont souvent pleines de poésie et parlent du quotidien, de ce qui constitue la trame de nos journées.

J’aime beaucoup le minimalisme et la douceur des photos de Sisilia Tiseli, qui arrive si bien à capturer la poésie du quotidien et à mettre en scène des objets de tous les jours.

Marieke Verdenius est une autre photographe lifestyle talentueuse dont le travail lumineux me touche à chaque fois.

La lecture est une autre source d’inspiration pour moi. Je lis beaucoup, et j’ai souvent des idées qui viennent en plein milieu d’un chapitre pour des dessins ou des mises en scène photographiques.

10. Quels sont tes projets pour cette année qui vient de commencer, des voyages peut-être ?

 

On construit notre maison avec mon ami, donc pour l’instant ce projet nous prend toute notre énergie et notre argent 🙂 donc pas de voyages à l’autre bout du monde de prévu, je vais surtout essayer de présenter ma première série photo sur Milos à des galeries et j’ai quelques publications qui vont paraître dessus.

Si je trouve le temps, j’aimerais continuer une série en cours de réalisation qui parle de la fragilité de nos sociétés humaines dans une nature en plein bouleversement climatique.

Si je peux, un petit tour dans le désert des Bardenas Reales en automne ne serait pas de refus 🙂

Retrouvez Marine sur son site internet, son Instagram et sa page Facebook !

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10 Comments

  • thierry magi

    Une interview vraiment intéressante , une découverte pour moi , je ne connaissais pas le travail de Marine qui a une approche minimaliste de grande qualité . Son histoire m’a touché . Trés bon article Steph , j’ai passé un bon moment .

    • Stef Kocyla

      Bonjour Thierry et merci beaucoup de ta visite, j’aime beaucoup sa sensibilité et sa façon d’aborder la photographie grâce à son expérience d’architecte. Je suis vraiment ravi de te l’avoir fait découvrir ! À bientôt !

  • Remi Morgat

    Excellent interview, merci pour la découverte 🙂

  • Marine Bertoli

    Merci infiniment Steph pour cet interview, j’ai pris un immense plaisir à la faire, et j’ai découvert plein d’autres photographes dans tes précédents interviews.

    • Stef Kocyla

      Ce fut un plaisir Marine, merci beaucoup de ta participation et à bientôt pour de nouvelles aventures !

  • Olivier

    Hello Stef,

    Merci à toi (et à Marine Bertoli!) pour cet article.
    Une belle leçon pour un “jeune” pratiquant comme moi : l’apparente simplicité d’une photo cache des trésors de complexité et de réflexion (sans parler de l’énorme boulot que ça doit représenter). La beauté se cache (aussi) dans les détails!

    A bientôt

    Olivier

    • Stef Kocyla

      Hello Olivier,

      oui, tu as tout à fait raison, ce que j’aime dans les photos de Marine, c’est la réflexion qu’il y a derrière, et sa manière de créer des histoires.
      Merci de ta visite et à bientôt !

  • gobois64

    Bonjour Stef,
    merci de nouveau pour cette excellente interview de Marine que je ne connaissais pas et que grâce à toi je vais pouvoir suivre 🙂 Bon week-end !

    • Stef Kocyla

      Bonjour Gérard,
      je suis vraiment ravi que l’interview te plaise, j’aime beaucoup l’approche photographique de Marine et son travail.
      Merci beaucoup, bon weekend et à bientôt !

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